LATTICE

Comment se rencontre t-on dans la ville ? Dans quel ordre les lieux se succèdent-ils du chez soi au dehors? Tel est au départ l'enjeu de ce projet, s’interroger sur la hiérarchie  propre à la ville, qui relie les lieux les uns aux autres et par conséquent influe sur nos manières de se rencontrer, de s'isoler, de se déplacer. Basé sur l'article de Christopher Alexander " City is not a tree" qui met en évidence la hiérarchie en treillis des éléments qui composent la ville, ce projet s’attelle à spatialiser ce treillis de relations qu'entretiennent des espaces et plus particulièrement à travers la figure du labyrinthe.

2014

Lattice, est un dédale. Ainsi, en tout point de Lattice une chose est toujours conservée : le choix. En effet, chaque pièce qui le compose possède au moins 3 portes d'accès possible. Chacune conduit à un espace différent. Tel sont les règles de base du Lattice qui conduisent à un schéma hiérarchique au départ, entièrement théorique, et qui peu à peu va se trouver des implications spatiales.

Sorte d'exercice architectural, les pièces s'accolent les unes aux autres, en tentant de respecter la règle. Puis très vite, la notion d'épicentre apparait indispensable pour conserver une hiérarchie de treillis et non d'arbre (fractal). Une hiérarchie en "arbre" obligerait le visiteur qui veut rebrousser chemin à remprunter le même trajet par lequel il est arrivé, tandis qu'une hiérarchie en treillis offre de multiples possibilités pour ce même retour.

Chaque épicentre ( 1 )  par sa taille et le nombre de passages qu'il offre au départ engendre des densités différentes.

 

Les centres se relient les un autres, et. ainsi monter ne signifie plus sortir du dédale. On peut atteindre une crête ( 8 ), et un mauvais choix peut refaire basculer le visiteur vers un autre épicentre et l'éloigner de la sortie.

 

Chaque couche du Lattice se décale d'un demi niveau par rapport à la précédente de sorte qu'un lien visuel soit toujours partiellement  conservé entre deux couches . De plus, chaque pièce possède une avancée vers le centre au niveau de son toit et de son sol, de sorte que dans celle-ci, seule la couche à laquelle la pièce appartient puisse être aperçue et non l'intégralité du système. En effet, le dédale ne donne à lire son fonctionnement qu'en deux points: dans ses épicentres et à l’extérieur de lui-même.

Ainsi Lattice n'est pas à comprendre comme un projet applicable,  avec la figure du labyrinthe il s'agit plus d'explorer une piste qui remettrai en question la manière dont la ville s'articule actuellement. Aussi bien du point vue de la rue comme espace commun et universel à tout les échanges, que de celui des bâtiments et l'interaction qu'il serait possible d'imaginer entre eux.

JULIEN DECHANET ARCHITECTURE